L’entraîneur de Manchester City, Pep Guardiola, s’est confié sur les difficultés rencontrées par son équipe cette saison, attribuant leur récente baisse de forme à l’absence de plusieurs joueurs clés. Après un nouveau match difficile en Premier League, Guardiola a clairement indiqué que même un club aussi bien organisé et dominant que City ne peut pas prospérer indéfiniment sans ses meilleurs talents. « Notre problème, c’est l’absence de Rodri », a déclaré Guardiola à City Xtra sur la plateforme de médias sociaux X. « Cette saison, Manchester City joue sans le Ballon d’Or.
De plus, Phil [Foden] n’a disputé que quatre ou cinq matchs – il a montré un talent incroyable, mais pas de manière régulière. Aucune équipe ne peut jouer sans défenseurs centraux, sans le Ballon d’Or et sans le Joueur de l’Année de Premier League pendant toute une saison. Forcément, c’est difficile. » Ces propos de Guardiola révèlent une rare vulnérabilité chez un entraîneur réputé pour sa préparation méticuleuse et sa capacité d’adaptation. Ces dernières années, son équipe de City a incarné la constance et la domination, remportant de nombreux titres nationaux et européens.
L’absence la plus marquante pour City est celle de Rodri, le milieu de terrain espagnol devenu discrètement l’un des rouages essentiels du système de Guardiola. Souvent surnommé le métronome de City, Rodri contrôle le rythme, orchestre les transitions et protège la défense avec une intelligence hors pair. Depuis son arrivée en provenance de l’Atlético Madrid en 2019, il s’est imposé comme l’un des meilleurs milieux défensifs du monde – un joueur dont l’influence ne devient flagrante que lorsqu’il est absent.
Sans lui, City a peiné à maintenir le contrôle du milieu de terrain, concédant davantage d’occasions et perdant le ballon dans des zones qu’il domine habituellement. Guardiola a testé différentes options, de Kalvin Phillips à Mateo Kovačić, mais aucune n’a égalé la combinaison de sens défensif, de qualité de passe et de sang-froid sous pression propre à Rodri. « Rodri nous apporte l’équilibre », avait déclaré Guardiola en début de saison. « Il lit le jeu mieux que quiconque. Quand il n’est pas là, tout change : notre construction du jeu, notre défense, et même notre pressing. »

L’entraîneur a également évoqué la disponibilité limitée de Phil Foden, dont la créativité et le talent ont été essentiels ces dernières saisons. Après une saison exceptionnelle qui lui a valu le titre de Joueur de l’année de Premier League, le rythme de Foden a été perturbé par des blessures mineures et la rotation de l’effectif. Guardiola a laissé entendre que l’irrégularité de l’Anglais a affecté la fluidité offensive de City : « Phil a joué quatre ou cinq matchs et a démontré toute sa brillance. Mais quand on est privé de joueurs capables de faire la différence, ça se ressent. »
De plus, la défense, autrefois le point fort de City, a également souffert. Les blessures de John Stones, Rúben Dias et Nathan Aké ont contraint Guardiola à remanier constamment sa défense. L’absence d’une charnière centrale stable a entraîné des pertes de concentration et une vulnérabilité face aux contre-attaques, des problèmes que City a rarement rencontrés lors de sa saison du triplé. « Aucune équipe ne peut se permettre de perdre sa colonne vertébrale défensive et de jouer au même niveau toute la saison », a souligné Guardiola.
Malgré ces difficultés, Guardiola reste confiant quant au retour en forme de Manchester City, une fois les joueurs de retour. Réputé pour sa capacité à transformer l’adversité en opportunité, il a profité de la situation pour tester la profondeur de son effectif et l’adaptabilité des jeunes joueurs. Guardiola a salué les efforts de ceux qui ont su prendre le relais en l’absence des cadres, tout en reconnaissant que remplacer des joueurs de classe mondiale n’est pas chose aisée. « Tout le monde a travaillé dur et je suis fier des joueurs qui ont tout donné », a-t-il déclaré. « Mais la qualité compte à ce niveau. Quand on perd des joueurs comme Rodri ou Foden, toute la structure est bouleversée. »
Les propos de l’entraîneur soulignent également sa conviction que le jeu collectif prime sur la performance individuelle. S’il valorise le talent, Guardiola a toujours bâti des équipes reposant sur la synchronisation des mouvements et la compréhension du placement. Il sait néanmoins que certains joueurs, comme Rodri et Foden, sont les ciments de ce système. Les prochains matchs de Manchester City mettront leur résilience à rude épreuve. Avec un calendrier chargé comprenant la Premier League, la FA Cup et la Ligue des Champions, Guardiola doit relever le défi de faire tourner son effectif tout en maintenant la compétitivité de son équipe sur tous les fronts.