Alors qu’ils sont en stage avec leurs sélections respectives, plusieurs joueurs de Manchester City, dont la star anglaise Phil Foden, ont partagé leur réaction à un message posté sur les réseaux sociaux par leur ancien coéquipier Manuel Akanji. Cette interaction publique, teintée de nostalgie, met en lumière l’onde de choc provoquée par le départ du défenseur international suisse en toute fin de mercato. Elle révèle l’atmosphère particulière qui règne au sein d’un effectif en pleine mutation.
Le départ d’Akanji s’inscrit dans un contexte de changement radical à l’Etihad Stadium. L’été 2024 a été marqué par une vaste opération de rebuilding, supervisée par l’emblématique manager Pep Guardiola. Le club a en effet acté le départ de plusieurs cadres et piliers historiques de l’équipe, dont le maestro Kevin De Bruyne, le capitaine Kyle Walker et l’ailier offensif Jack Grealish. Une page se tourne, faisant place à un nouveau cycle et à une jeunesse accrue.

Parmi ces mouvements, le prêt de Manuel Akanji à l’Inter Milan est intervenu de manière plus surprenante en toute fin de période des transferts. Le défenseur central, pourtant crucial dans le système à trois de Guardiola la saison passée, a été autorisé à rejoindre le championnat italien, et ce malgré un intérêt concret d’autres clubs européens comme l’AC Milan, Tottenham et Crystal Palace. Cette décision stratégique interrogeait déjà à l’annonce de son départ.
Aujourd’hui, ce choix pourrait déjà se révéler être une erreur tactique. La raison est simple et implacable : la blessure de John Stones. Le défenseur anglais, indispensable à la animation du jeu mancunien, a été contraint de quitter prématurément le rassemblement de l’équipe d’Angleterre et son statut pour les prochains matches est incertain. Cette absence, couplée au départ d’Akanji, laisse City dangereusement court en options défensives de haut niveau et menace l’équilibre de la défense. Pep Guardiola pourrait bien être forcé de se repentir d’avoir laissé filer un élément aussi fiable et polyvalent que le Suisse, surtout si la crise défensive s’amplifie.